Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : plus cher qu’une mandoline basique, mais pas volé
Design : compact, bien pensé… mais old school
Matériaux et qualité perçue : simple mais sérieux
Durabilité : conçu pour durer… si on en prend un minimum soin
Performance au quotidien : gain de temps, mais demande un minimum de sérieux
Présentation : ce qu’on reçoit vraiment dans la boîte
Efficacité de coupe : là-dessus, elle fait clairement le boulot
Points Forts
- Lame très tranchante et réglage d’épaisseur précis, idéal pour des tranches fines et régulières
- Format compact, facile à ranger et rapide à sortir pour un usage quotidien
- Construction sérieuse pour de l’usage domestique, avec lames démontables pour nettoyage et éventuel affûtage
Points Faibles
- Support légumes en plastique peu convaincant, qui glisse un peu et pousse à l’utiliser sans, donc moins de sécurité
- Plastique blanc qui peut se tacher si on ne rince pas tout de suite, et filetages en plastique à ménager sur le long terme
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Benriner |
Une “vraie” mandoline à la maison, utile ou gadget de plus ?
J’utilise des mandolines basiques depuis des années, les petits trucs en plastique qu’on trouve en grande surface. Ça marche deux fois, puis ça coupe plus rien ou ça finit à moitié cassé dans un tiroir. Du coup, je voulais tester une mandoline un peu plus sérieuse, sans forcément partir sur les énormes modèles en inox de resto. La Benriner revient souvent dans les discussions de cuisine, donc je me suis laissé tenter par ce modèle BN-95W-1 en 9,5 cm de large.
Concrètement, je l’ai utilisée pendant plusieurs semaines pour tout ce qui passe : concombres, carottes, pommes de terre, oignons, choux, courgettes. Je cuisine pas comme un chef, mais je prépare souvent des salades, gratins, woks, donc j’ai de quoi voir si l’outil est vraiment pratique au quotidien ou si c’est juste un truc qu’on sort deux fois par an. Mon critère principal : est-ce que ça me fait gagner du temps sans me faire flipper à chaque tranche.
Je vais être honnête : la première chose qui m’a marqué, c’est à quel point la lame est agressive. Ça coupe vraiment très bien, bien plus que les mandolines d’entrée de gamme. Du coup, il faut un petit temps d’adaptation, surtout si on a l’habitude de forcer sur l’outil. Là, tu poses, tu fais glisser, et ça part tout seul. Le revers, c’est que la moindre inattention peut mal finir si tu n’utilises pas le protège-doigts ou des gants.
Dans ce test, je vais rester terre à terre : pas de grands discours, juste ce que j’ai constaté en usage normal à la maison. Ce que la Benriner fait bien, ce qu’elle fait moins bien, et si ça vaut le coup de mettre un peu plus cher que sur une mandoline basique. Spoiler : ça fait clairement le job, mais c’est pas non plus l’outil magique parfait pour tout le monde.
Rapport qualité-prix : plus cher qu’une mandoline basique, mais pas volé
Niveau tarif, la Benriner BN-95W-1 se place clairement au-dessus des mandolines premier prix qu’on trouve en supermarché, mais en dessous des grosses mandolines en inox type professionnelles. On est dans une zone « milieu de gamme sérieux ». La question, c’est : est-ce que la différence de prix se ressent à l’usage ? Pour moi, oui, surtout si tu cuisines régulièrement.
Par rapport à mes anciennes mandolines à 15–20 €, la différence est nette sur plusieurs points : la qualité de coupe, la régularité des tranches, la solidité générale et le fait qu’on puisse régler l’épaisseur très finement. Avec les bas de gamme, au bout de quelques mois, ça commence à arracher plus qu’à couper, et tu finis par les jeter. Là, tu sens que tu peux la garder longtemps si tu en prends soin. Du coup, sur la durée, l’investissement est plus logique.
Après, soyons clair : si tu ne sors une mandoline que deux fois par an pour faire un gratin, ça fera peut-être un peu cher pour ton usage. Dans ce cas, une mandoline basique fera l’affaire. Par contre, si tu fais souvent des salades, des plats à base de légumes tranchés, des pickles, ou que tu aimes quand c’est bien régulier, tu vas voir la différence tous les jours. C’est typiquement le genre d’outil qui te simplifie la vie si tu cuisines un minimum.
Pour moi, le rapport qualité-prix est bon, sans être une affaire de fou. Tu payes pour une lame qui coupe bien, pour un réglage précis, et pour un outil qui tient la route. Pas pour du design tape-à-l’œil ou des accessoires inutiles. Si c’est ce que tu cherches, tu en auras pour ton argent. Si tu veux juste le truc le moins cher possible, ce n’est pas le bon produit.
Design : compact, bien pensé… mais old school
Niveau design, on est sur quelque chose de très simple : un grand corps en plastique ABS blanc, une poignée à une extrémité, la lame au milieu, et une base légèrement antidérapante. Ça ne fait pas « objet premium » sur le plan visuel, mais ça reste propre et fonctionnel. Le gros avantage, c’est la compacité : ça se range facilement dans un tiroir, ça ne prend pas la moitié du plan de travail comme certaines mandolines avec pieds repliables.
La poignée est plutôt bien fichue. On peut tenir la mandoline d’une main et la poser en biais sur un saladier ou une planche. J’ai testé plusieurs positions : à plat sur une planche, en appui sur un bol, et posée sur le bord de l’évier pour rincer en même temps. Dans tous les cas, ça reste assez stable, surtout si tu appuies correctement avec la main qui tient la poignée. La base a un peu d’adhérence, ce n’est pas un truc qui glisse au moindre coup de poignet.
Le réglage de la lame avec la molette est un des points que j’ai appréciés. C’est mécanique, visible, tu vois la lame monter ou descendre. Pas besoin de démonter la moitié de l’outil pour changer l’épaisseur. Par contre, comme je disais, pas de repères chiffrés, donc on est au feeling. Après quelques utilisations, tu repères ton réglage habituel, mais au début tu fais deux-trois tests. Rien de dramatique, juste à savoir.
Le seul truc qui fait un peu « vieillot », c’est le protège-doigts. Il est en plastique, ça marche, mais la prise en main est pas dingue. Sur des légumes ronds ou petits, j’ai trouvé qu’il glissait un peu. Résultat, comme pas mal de gens d’après les avis, je finis souvent les derniers centimètres à la main ou avec un gant anti-coupure. Donc design globalement pratique et compact, mais le support légumes pourrait clairement être mieux pensé. C’est pas rédhibitoire, mais on sent que ce n’est pas le point fort du produit.
Matériaux et qualité perçue : simple mais sérieux
La mandoline est en plastique ABS sans BPA, avec des lames en acier inoxydable. Sur le papier, rien d’exotique. En main, le plastique fait plutôt solide. On est loin du plastique mou des mandolines à 10 €. Ça ne craque pas quand on appuie, ça ne tord pas quand on force un peu sur un légume plus dur comme une pomme de terre crue ou une carotte. Le poids (un peu plus de 500 g) donne aussi une impression de sérieux sans être lourd.
Les lames en inox sont vraiment le point fort. Elles arrivent très tranchantes, et après plusieurs semaines d’utilisation régulière, je n’ai pas remarqué de baisse de performance. Ça accroche pas, ça ne déchire pas les légumes, ça tranche net. On peut démonter la lame principale pour l’aiguiser ou bien la nettoyer plus à fond. C’est un bon point pour la durée de vie, même si tout le monde ne va pas forcément se lancer dans l’affûtage à la maison.
Là où j’ai un petit doute sur le long terme, c’est sur la visserie et les filetages dans le plastique. Tout tient avec des petites vis et la molette de réglage qui vient se visser dans le corps en plastique. Ça a l’air bien fait, mais si tu démontes et remontes tous les jours comme un bourrin, je ne suis pas sûr que ça tienne 15 ans. Pour un usage domestique normal, ça me semble largement suffisant, mais pour un usage pro intensif, je viserais peut-être le modèle au-dessus ou du full inox.
Un point à noter : le plastique blanc marque un peu avec certains légumes (carottes, chou rouge, betterave). Si tu rinces directement après usage, ça part bien. Si tu laisses sécher, ça peut légèrement teinter. Rien de dramatique, mais pour ceux qui aiment que leur matos reste bien blanc, il faut prendre l’habitude de passer un coup d’eau tout de suite. Au final, niveau matériaux, c’est sobre, solide pour de l’usage maison, mais pas indestructible non plus. Ça justifie le prix, sans donner l’impression d’acheter un objet de luxe.
Durabilité : conçu pour durer… si on en prend un minimum soin
Je n’ai évidemment pas plusieurs années de recul, mais après quelques semaines bien intenses, la Benriner n’a pas bougé. Pas de jeu dans les pièces, pas de fissure dans le plastique, la molette fonctionne toujours aussi bien, et les lames coupent toujours aussi fort. Ça donne l’impression d’un outil qui peut tenir pas mal d’années en usage domestique, surtout si tu ne le maltraites pas.
Le fabricant parle de matériaux résistants à la corrosion, et pour l’instant, rien à signaler. Je rince immédiatement après usage, surtout après des légumes qui tachent, puis je sèche rapidement la lame. Pas de trace de rouille, pas de piqûres. Je ne la passe pas au lave-vaisselle, même si c’est annoncé comme possible, parce que les chocs thermiques et les détergents costauds, ça finit toujours par abîmer les lames à long terme. À la main, en deux minutes c’est fait, donc je préfère jouer la sécurité.
Comme je disais plus haut, mon seul vrai doute, c’est sur les filetages en plastique. Tant que tu ne démontes pas tous les jours comme un bourrin, ça devrait tenir. Mais si tu es du genre à visser/dévisser hyper fort ou à prêter l’outil à tout le monde, il y a un risque qu’un jour une vis force un peu trop. On sent que c’est pensé pour un usage sérieux mais pas forcément industriel non plus. Pour un particulier qui cuisine souvent, ça me paraît largement suffisant.
Autre point : le plastique blanc. Il vieillit forcément moins bien visuellement que de l’inox. Avec le temps, tu auras sûrement quelques marques ou une légère coloration si tu ne rinces pas tout de suite. Ça n’empêche pas l’outil de fonctionner, c’est juste esthétique. En résumé, côté durabilité, pour le prix et pour un usage maison, c’est plutôt solide. On n’est pas sur du matériel jetable, mais il faut quand même respecter quelques règles de base pour le garder en bon état longtemps.
Performance au quotidien : gain de temps, mais demande un minimum de sérieux
En termes de performance globale au quotidien, la Benriner change clairement la donne si tu cuisines souvent des légumes. Pour une simple salade de crudités, tu passes d’un quart d’heure de découpe au couteau à quelques minutes de mandoline. Sur des gros volumes, genre préparer un gros bol de coleslaw ou des légumes pour un gratin pour plusieurs personnes, le gain de temps est encore plus flagrant. Tu passes plus de temps à rincer et à ranger qu’à couper.
Le réglage d’épaisseur est pratique dans la vraie vie. J’ai trouvé un réglage « ultra fin » pour les oignons en pickles et un réglage « moyen » pour les concombres et les pommes de terre. Une fois que tu sais où te placer, tu ne passes pas trois heures à tatonner. Par contre, si tu changes tout le temps d’épaisseur au milieu d’une recette, ça peut être un peu pénible de revisser/dévisser la molette. Ce n’est pas compliqué, juste un peu moins instantané qu’un système à crans visibles.
Au niveau sécurité et ergonomie, il faut être honnête : la performance vient avec une petite contrepartie. Comme ça coupe vraiment fort, tu ne peux pas l’utiliser en mode « cerveau éteint ». Il faut rester concentré, bien tenir la poignée, utiliser le protège-doigts ou un gant, et éviter de faire autre chose en même temps. Si tu es soigneux, aucun souci, mais si tu es du genre à aller un peu vite en cuisine, tu peux te faire une belle frayeur.
En résumé, en performance pure, c’est très bon : rapide, net, régulier. Mais ce n’est pas l’outil pour quelqu’un qui ne cuisine que très rarement ou qui a peur des lames. Pour un usage régulier à la maison, ça fait gagner du temps et ça donne un résultat bien plus propre qu’au couteau pour la plupart des gens. Il faut juste accepter d’apprendre à l’utiliser correctement et de respecter l’outil.
Présentation : ce qu’on reçoit vraiment dans la boîte
Quand tu ouvres la boîte, tu trouves la mandoline principale en plastique blanc, trois lames interchangeables pour faire des juliennes (fine, moyenne, plus épaisse) et un protège-doigts en plastique. Pas plus, pas moins. Pas de livret ultra détaillé, mais honnêtement l’objet est assez simple à comprendre. La surface de coupe fait 9,5 cm de large, ce qui est suffisant pour la plupart des légumes de taille normale : concombres, carottes, petites pommes de terre, oignons, etc.
La partie intéressante, c’est le réglage d’épaisseur. Il y a une molette en dessous qui permet de régler la hauteur de la lame. On peut aller d’une tranche très fine (style 0,5 mm) à quelque chose de plus épais pour des gratins ou des chips un peu plus costaudes. Le réglage n’est pas gradué en millimètres sur le corps, donc il faut un peu d’essais au début pour trouver son “réglage salade de concombre” ou “réglage gratin dauphinois”, mais une fois que tu as repéré, ça va vite.
Les lames de julienne se glissent dans une fente prévue à cet effet. Il y en a trois : une très fine pour des allumettes, une moyenne et une plus grosse. Je m’en suis surtout servi pour faire des carottes râpées façon julienne et des bâtonnets de légumes pour wok. Ça marche bien, mais il faut prendre le coup de main pour bien aligner le légume, sinon ça accroche un peu au début de la coupe.
Globalement, la présentation est simple, sans gadget. Pas de pieds compliqués, pas de bac de récupération, juste l’essentiel : la planche, les lames, le protège-doigts. Ça peut paraître un peu “nu” si tu viens d’un modèle avec plein d’accessoires, mais en pratique, c’est plutôt un avantage : moins de pièces à perdre, moins de trucs à laver. Reste à voir si cette simplicité se traduit par une vraie facilité d’utilisation en cuisine, et là-dessus j’ai quelques points à souligner.
Efficacité de coupe : là-dessus, elle fait clairement le boulot
C’est vraiment sur l’efficacité de coupe que la Benriner se démarque des mandolines basiques. La différence, tu la sens dès la première tranche. Pas besoin d’appuyer comme un malade : tu fais juste glisser le légume, et ça coupe propre. J’ai réussi à faire des tranches de concombre ultra fines, presque translucides, sans effort particulier. Pour les oignons, c’est pareil : tranches régulières, ce qui aide pour une cuisson homogène et une présentation un peu plus propre.
Sur les légumes durs comme les carottes ou les pommes de terre, ça reste très confortable. Tu sens que la lame mord bien, sans que ça se bloque au milieu. J’ai fait des gratins avec des tranches assez fines, et le gain de temps par rapport au couteau est réel. Tu poses, tu vas à un rythme régulier, et en quelques minutes tu as un saladier rempli. La régularité des tranches est un vrai plus : ça cuit mieux et tu n’as pas un morceau cramé et un autre encore cru dans le même plat.
Les lames de julienne sont aussi efficaces, même si un peu moins « fluides » que la lame principale à mon goût. Pour les carottes râpées, ça donne un rendu propre, plus joli que ce que j’obtiens avec une râpe classique. Par contre, il faut bien maintenir le légume, sinon ça peut accrocher un peu au début de la course. Une fois que tu as le coup de main, ça roule. Là aussi, les lames coupent vraiment fort, donc attention aux doigts quand tu t’approches de la fin du légume.
Le seul vrai point noir côté efficacité, pour moi, c’est le support légumes. Il est censé améliorer la sécurité, mais comme il n’accroche pas si bien que ça certains légumes, tu perds en confort. Résultat : soit tu acceptes de t’adapter, soit tu utilises un gant anti-coupure et tu fais sans. En dehors de ça, pour ce qui est de trancher vite et bien, la Benriner est franchement efficace. Pas de gadget, juste une lame qui fait ce qu’on lui demande.
Points Forts
- Lame très tranchante et réglage d’épaisseur précis, idéal pour des tranches fines et régulières
- Format compact, facile à ranger et rapide à sortir pour un usage quotidien
- Construction sérieuse pour de l’usage domestique, avec lames démontables pour nettoyage et éventuel affûtage
Points Faibles
- Support légumes en plastique peu convaincant, qui glisse un peu et pousse à l’utiliser sans, donc moins de sécurité
- Plastique blanc qui peut se tacher si on ne rince pas tout de suite, et filetages en plastique à ménager sur le long terme
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, la Benriner BN-95W-1, c’est une mandoline qui fait très bien ce qu’on lui demande : couper vite, propre et régulier. La lame est vraiment efficace, le réglage d’épaisseur est pratique, et l’ensemble reste compact et simple à utiliser une fois qu’on a pris le coup de main. Pour quelqu’un qui cuisine des légumes souvent, ça change clairement le rythme en cuisine, surtout pour les salades, les gratins, les woks et tous les plats où la régularité des tranches a son importance.
C’est pas parfait non plus. Le support légumes en plastique est le point faible : il dépanne, mais il n’est pas hyper rassurant sur certains légumes, et on finit souvent par utiliser un gant anti-coupure ou par faire attention avec les doigts. Le plastique blanc demande aussi un minimum d’entretien si tu veux qu’il reste propre. Et il faut accepter le côté un peu « dangereux » d’un outil qui coupe vraiment bien : ce n’est pas pour quelqu’un qui a peur des lames ou qui cuisine très rarement.
Pour résumer : je la conseille aux gens qui cuisinent régulièrement, qui veulent un truc fiable, précis, sans partir sur une énorme mandoline en inox. Si tu es débutant mais motivé et prêt à faire un peu attention, ça peut devenir un vrai outil du quotidien. Si tu cherches juste un gadget pas cher à sortir une fois de temps en temps, il y a des modèles moins chers qui feront l’affaire, même s’ils seront clairement moins agréables à l’usage.